- Loi BOYER - Chronique d'une Censure Annoncée
- Interview du Professeur Vahakn DADRIAN
- Interview Robert Aydabirian sur Al Jazeera - The Genocide Debate
- Le Conseil constitutionnel libère la parole négationniste
- Pourquoi on ne peut Tolérer la Négation du Génocide Arménien
- COMMUNIQUE SUR LE SILENCE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES
- APPEL AU DEPUTES
- APPEL AUX SENATEURS
- Audition par le Groupe socialiste du Sénat le 18 janvier 2012
- Observations présentées par Vincent Coussirat-Coustère et Philippe Kalfayan en réponse aux conclusions de la Commission des Lois enregistrées le 18 janvier 2012
- Les lois mémorielles n’existent pas
- Note sur les manifestations négationnistes organisées en Europe
- Décision Cadre 2008/913 du Conseil de l'UE
- Communiqué de l’Association Turque des Droits de l’Homme
- Proposition de Loi adoptée par l'Assemblée Nationale
- CP - Les Politiques négationnistes: Elles ont assassiné HRANT DINK et Protègent ses Meurtriers
- Génocide arménien : comment nier un génocide en 12 leçons
- Les Sénateurs ont écrit l'Histoire
- L'Affaire Perinçek
- Réprimer les négateurs du génocide arménien n'est en rien liberticide
La Loi Boyer et la Turquie
« Aucun historien, aucun homme politique ne peut voir de génocide dans notre histoire »
Recep Tayyip Erdogan, premier ministre turc, Associated Press le 17 décembre 2011
C’est ce qu’on appelle une thèse d’Etat, une historiographie d’Etat. Elle dure depuis un siècle.
Tout part de là.
La messe est dite. Elle s’impose aux citoyens turcs présents sur les sols européen et français. Elle s’impose aussi aux hommes politiques français, aux historiens français, aux journalistes français, à tous ceux qui, de près ou de loin, ont à voir avec la parole au public.
Elle doit balayer tout ce qui s’y oppose. Les survivants et les descendants de « ce » génocide dont ils portent la mémoire écrasée et humiliée par une rhétorique d’Etat.
La députée Valérie Boyer a pu faire voter par l’Assemblée Nationale une proposition de loi transposant en droit français des directives européennes sur la lutte contre le racisme. Laquelle inclut dans ce cadre anti raciste la négation des génocides reconnus par la loi.
La violence des menaces turques à l’égard de la France a donné lieu à une focalisation abusive sur le cas du génocide des Arméniens de Turquie. La rhétorique d’Ankara a même indiqué les thèmes : l’électoralisme, le communautarisme, la liberté de la recherche historique
Sur ces thèmes simplement destinés à légitimer sa négation d’Etat, la Turquie a trouvé, comme toujours, quelques auxiliaires parfaitement conscients de l’être et socialement bien placés. D’autres, beaucoup plus nombreux s’y sont engouffrés, sans trop peser l’enjeu et désespérément de bonne foi. Mais trompés. La loi de Valérie Boyer n’est pas pour ces derniers.
Donc, focalisation abusive sur le génocide des Arméniens. A cause de M Erdogan, nous ne pouvons y échapper.
Ce dossier des « 20 questions, 20 réponses » voudrait donner à son lecteur quelques clés de décryptage et de compréhension de la polémique turque contre la loi votée sur proposition de la députée Valérie Boyer et qui sera soumise au vote du Sénat le 24 janvier prochain.
« Aucun historien, aucun homme politique ne peut voir de génocide dans notre histoire » assène le premier ministre Erdogan.
La loi turque condamne à l’amende et à la prison tout auteur de propos, articles de presse, travaux d’historiens qui ne se plierait pas à cette vérité d’Etat.
Tout part de là et y revient.
Jusqu’au jour où un Premier Ministre turc cessera de mépriser les Arméniens dans la pleine reconnaissance de cette page d’histoire.
|
|
Téléchargez le document en PDF
L’OBSERVATOIRE ARMENIEN a pour but :
- de produire et publier toute réflexion, étude ou rapport, organiser toute rencontre ou manifestation destinés à approfondir la connaissance et la compréhension tant du monde arménien que des réalités et des enjeux contemporains, globaux aussi bien que régionaux, dans lesquels il est inséré.
- de proposer aux décideurs les fruits de ses réflexions, études et rapports afin d’oeuvrer au développement et au progrès des entités concernées.
L'OA assure la liberté d’études et de recherches, fondée sur l’intégrité intellectuelle, gage de progrès et de réussite collective





